Comment réussir sa campagne de financement participatif ?

Dernière mise à jour : 9 juil.



Le financement participatif, ou crowfunding, est un appel à la générosité du public afin de récolter les fonds nécessaires à la concrétisation d’un projet.

Cette nouvelle forme de « mécénat » est rendue possible grâce à des plateformes telles que Ulule ou KissKissBankBank pour ne citer qu’elles.


Ces dernières années, de plus en plus d’auteur.e.s indépendant.e.s (mais aussi des petites maisons d’édition) font appel à ce mode de financement pour publier leurs romans ou contribuer en partie à la réussite de leurs projets (correction, conception de la couverture…). Et pour être honnête, je trouve ça plutôt cool !

Pourquoi ?

Parce que même sans réelles économies au départ, chacun d’entre nous peut désormais faire émerger une idée et réussir à la concrétiser !


Il y a un an, c’est ce que j’ai fait, et j’ai ainsi pu financer en partie le premier tome de Les Ombres de la lune. En un mois, j’ai récolté plus de 5000 € alors que c’était mon premier roman et que ma communauté était loin de représenter celle d'un grand influenceur.


Avec cet article, je te propose donc quelques clés pour mettre au point ta propre campagne. Attention, ça n’a rien d’une recette miracle, mais avec ces « ingrédients », tu auras toutes les clés en main pour réussir au mieux ton projet.


Voici les grandes étapes à ne pas négliger :


Déterminer l’objectif financier


La première chose que tu dois faire avant de lancer ta campagne de financement, c’est de déterminer l’objectif financier que tu souhaites atteindre. Pour Ulule par exemple, cela se traduit par une somme d’argent ou un nombre minimum de livres en précommande.


Imaginer les contreparties


Les contreparties sont le meilleur moyen de favoriser les dons des contributeurs. Symboliques ou matérielles, elles ont pour vocation de remercier les contributeurs de leur soutien.

Pour la publication d’un roman, il est possible de proposer des basiques comme des marque-pages, des illustrations en lien avec ton monde (fortement appréciées quand tu écris de la fantasy), des magnets, des sous-verres, des porte-clés, la mention du donateur dans les remerciements…

Si tu veux aller plus loin : des bougies, des pochettes à livres, totebags, des tasses, des carnets… Laisse parler ton imagination !


Le petit plus de ta campagne, c’est de proposer à tes contributeurs des goodies

supplémentaires en fonction des différents paliers atteints. Cela permettra à tes donateurs d’aller plus loin qu’un simple don financier. Ils pourront ainsi devenir de vrais ambassadeurs du projet.

Disons que si ton projet atteint les 100%, tu peux opter pour un goodies supplémentaire offert à tous les contributeurs. À 200% de l’objectif, un autre goodies, etc.

Tu peux aussi leur expliquer ce que les différents paliers apportent de plus à ton projet (exemple : ce palier paie la correction, ce palier paie la couverture, avec ce palier, vos colis arriveront par la Poste…). Cela les convaincra de t’aider à franchir les différents paliers et donc de t'emmener plus loin dans ta campagne !


Évaluer la durée de la campagne et étudier le planning de lancement


Pour accroître sa visibilité et créer un effet boule de neige autour de ton projet, il est essentiel que tu restes dynamique du lancement de la campagne jusqu’à la dernière heure de ton calendrier. Il faut donc réussir à tenir la distance et ça, ce n’est pas une mince affaire. Crois moi, une campagne de financement rondement menée est énergivore à gogo !



À toi de déterminer ta stratégie.

Une campagne courte fera naître un sentiment d’urgence ce qui poussera les donateurs à investir rapidement sur ton projet. L’inconvénient, c’est que si tu n’es connu.e ni d’Eve, ni d’Adam, le temps que le bouche à oreille se fasse, ta campagne sera terminée sans atteindre son objectif… Et ça, c’est ce que tu veux éviter, pas vrai ?

À l’inverse, une campagne trop longue pourra avoir un effet pervers.

Les potentiels contributeurs se diront qu’ils ont le temps pour t’apporter leur aide et finalement ils t’oublieront. Eh oui, tout comme toi, ils ont un emploi du temps chargé, une famille à s’occuper… Tu ne fais pas partie de leurs priorités numéro 1 !

Il faut donc trouver un juste milieu.


Pour ma part, je pense que le délai idéal se situe entre 30 et 40 jours.

Avec ce timing, tu pourras garder tes donateurs actifs durant tout le temps de ta campagne. Car oui, le don n’est pas ta seule finalité. Tu n’imagines pas ce que tes premiers soutiens peuvent t’apporter. Pour preuve, le pouvoir d'influence des partages de story sur les réseaux n’est plus à prouver !


Le planning maintenant.

Ce point peut paraître anodin, mais le négliger serait pour toi une erreur monumentale.

Outre le fait qu’il faut éviter de lancer une campagne quand tes potentiels contributeurs sont en vacances, le jour de ton lancement est capital.

Il faut bien avoir en tête que tes donateurs touchent leurs salaires soit à la fin du mois (après le 25 généralement), soit au début du mois suivant (aux alentours du 5). Il est donc essentiel que tu lances ta campagne durant cette période pour que les personnes qui souhaitent te soutenir puissent le faire. Et oui, leur budget, comme le tien, n’est pas extensible. Pour cela, tu dois faire tout ton possible pour aligner les bonnes planètes en même temps : lancement de campagne, contreparties méga chouettes, budget accessible !


Avoir en tête la théorie des trois cercles


Ces trois cercles représentent tous les contributeurs potentiels que tu pourras toucher durant ta campagne de financement à différents moments.


Le premier cercle se caractérise par l’entourage familial, amical et parfois aussi les prestataires avec qui tu as travaillé. C’est ici que tu puiseras tes premiers ambassadeurs et tes premiers donateurs. Il ne faut pas négliger ce premier cercle car ce sera également lui qui sera la plus à même à partager ton projet, à le valoriser, à en parler autour de lui. C’est grâce à lui que tu atteindras le second cercle.


Le deuxième cercle, ce sont les amis des amis, les connaissances, tes followers. S’ils voient que d’autres t’ont fait confiance, ils auront tendance à t’accorder aussi leurs dons.


Le troisième cercle, le plus difficile à atteindre, concerne le grand public, ceux que tu ne connais pas.

Ce dernier cercle sera touché par ricochets du deuxième cercle, par la presse (si tu as la chance que ta campagne soit relayée par un journal… oui oui c’est possible, même pour un premier roman), les réseaux sociaux ou par la plateforme qui accueille ta campagne. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne faut pas choisir sa plateforme de financement participatif à la légère. Il faut que tu t’attardes sur la façon qu’elle a de mettre en avant les projets.


Pour en savoir plus sur le sujet, je t'invite à découvrir cet article proposé par un chroniqueur Ulule.


La communication


C’est la clé de tout !

J’ai eu l’occasion de discuter avec d’autres lanceurs de projet qui n’ont pas atteints leurs objectifs, bien qu’ils aient fait tout ce qu’il fallait. Enfin presque… Car, en échangeant, je me suis rendue compte qu’ils n’avaient pas assez pris en considération l’importance de LA communication !


Pour une campagne de financement participatif réussie, il y a plusieurs types de communication à mettre en place.

En premier lieu, celle en amont de la campagne.

Quand tu prépares ta campagne sur une plateforme dédiée au financement participatif, n’hésite pas à réfléchir à ta fiche de présentation : design cohérent, beau visuel, vidéo pour expliquer ton projet… Fait en sorte que ta fiche présente un travail le plus pro possible car c’est la seule vitrine que tu offres à de possibles donateurs. Sincèrement, ne lésine pas sur ce point et met en avant ta créativité !


Voici quelques exemples juste magnifiques pour te donner une idée :

- Le tome 1 de Dalgotem de R.G Eybens

- Le bestiaire fantastique de R.G Eybens toujours (eh oui je suis fan du travail de son équipe, et alors !)

- Apocalypso de Megära Nolhan


Deuxième conseil avant de lancer ta campagne : ne démarre pas ton projet après un petit mois d’existence sur les réseaux.

Aujourd’hui, il est difficile de faire sans les réseaux sociaux. Omniprésents, ils sont de véritables vecteurs de communication. À toi d’en faire tes meilleurs atouts !

Alors oui, pour certains, les vrais créateurs de contenus, le buzz peut avoir lieu tout de suite. Et c’est vraiment chouette pour eux. Mais dis-toi qu’il vaut mieux mettre toutes les chances de ton côté plutôt que d’espérer avoir le même succès que l’exception qui confirme la règle.

Pour cela, je te conseille de t’inscrire sur les réseaux sociaux, de suivre de près la tendance pour comprendre les mécanismes d’engagement et de te créer doucement, mais sûrement, ta communauté. Tu n’es plus à quelques mois près !

Parle de ton roman (de temps en temps ok, tu n’es pas là pour barber les gens), échange avec tes followers, intéresse toi à eux, à leurs passions, le plus sincèrement du monde… Car oui, dans « réseau social », il y a le mot « social ».

En tissant un lien en amont de façon désintéressée avec ta communauté, elle aura l’impression de te connaître et sera plus disposée à te supporter dans ton projet.


J'espère vraiment que cet article te sera utile pour réfléchir à ta campagne de financement participatif. D'ailleurs, je peux toujours répondre à tes questions, via mes réseaux sociaux.

Dans un prochain article, je t'expliquerai pourquoi j'ai opté pour la plateforme de financement Ulule, les petits plus qui ont fait le succès de la campagne et surtout, ce que j'aurais aimé savoir avant de me lancer dans cette incroyable aventure !


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